Elle se présente comme une fenêtre, La poésie nous est offerte...
Un soleil chaud, malgré l’hiver, Un jour de plus dans ce désert Où toutes les heures en ton absence Sont si cruelles d’obsolescence. L’hiver s’étire jusqu’au sommeil Jusqu’à étreindre le soleil De ses mains moites et paresseuses Rendant la vie bien plus...
Un petit sonnet un soir d'automne, le ciel fascine... la notion d'hivernage n'est pas celle-ci...un petit écart est bien permis ! Et les moutons deviennent gris Lorsque la nuit enfin tombée Vient les ombrer et les pétrit De sa noirceur appropriée. Il...
Un couple magnifique endormi dans le métro (des touristes épuisés) a suscité cela. J'aime voir tous ces moments qui passent inaperçus, en saisir la substance et tenter de la rendre...ce n'est jamais du voyeurisme et encore moins une envie quelconque.....
Etre dans vos bras serrée, Ca m'a suffit et rassurée. C'était ma place et c'est certain Je ne veux plus en être loin. Le temps qu'il faut, moi j'attendrai Car c'est bien vous que j'aimerai. C'est l'évidence et tellement simple, Pourquoi se battre pour...
En ces temps de disette et de grève à la pompe, C’est assez circonspecte que je me rends compte, Que mon âme est d’un triste et Ô combien vide. En l’absence d’un Sire, comme le temps se dévide. Esseulée dans la ville où cette vie absconde, Me chavire,...
En tout premier, j'ai entendu Le son si ample de l'instrument. Bien sûr, je l'ai vite reconnu Le saxophone est larmoyant. Ensuite des yeux, je l'ai cherché Comme guidée par sa caresse. La-bas, tout seul abandonné, Il nous chantait toute sa détresse. C'était...
La rue serpente et s'arc-boute, Elle donne le change, fait face aux doutes. On se questionne sur son issue, On s'interroge sur son but. Baignée des sons du matin brut La pente est raide, par trop abrupte, Pour un reveil qu'on voudrait doux, Bien trop...
Connaissez-vous Messieurs Ce cœur lourd de femme Qui, pour des mots radieux, Peuvent verser des larmes. Toute l’âme du poète La touche en un instant Sentant, comme l’esthète, Etre à son firmament. Quand pour ces quelques mots Alignés avec soin, Le sel...
A l'occasion d'une rencontre dans le métro...certains diront Encore ; elle a 1 an. J'ai essayé de vous transmettre tout ce qu'elle m'a fait connaitre..en si peu de temps. La toute petite Lila May A mis du miel dans les rouages. Elle a cette fraicheur...
Banc baigné de soleil où personne ne s’arrête, Refuge d’une nuit, fumoir à cigarettes, Le passant s’y attarde pour y perdre du temps, Minutes et heures blêmes, s’installe le printemps. J’observe, détachée, un ballet bien étrange : Celui-ci déménage, tandis...
J’ai voulu ce matin arracher l’air du temps, M’enivrer de demain bien avant tout le monde. Anticiper peut-être l’algorithme du printemps Une forme de folie, gouverner la mappemonde. Englober d’un regard ce que fuit notre vue, Distinguer, retenir perceptions...
Si revient le silence à ta bouche de soie Perleront les absences en écrin de velours Qui me disent pourtant ce que l’on sait de toi Quand chaque inspiration est acte de bravoure. Médusée par la voix que tu donnes à l’amour J’affranchirai mon cœur des...
Mes papillons de nuit D’immenses paysages peuplent encore mes rêves, Ils sont une cascade, prémices d’une trêve. Un chemin de verdure ouvert sur les bois Les rires d’un vertige pareils à ce hautbois. Tant de paysages emplissent toute ma tête Qu’ils sont...
Cette femme est belle, belle de son passé de femme aimée. Le blond mêlé au blanc la met bien à l’abri Des hommes et leurs déboires, du temps et ses débris. Elle, veut seulement croire à l’aube ré-animée. Ses yeux sont des miroirs aux teintes un peu fanées...
Le lierre rouge sang s’agrippe au mur gelé S’épuisant dans l’effort comme pour s’y loger, S’inscrit dans le mortier et tout en poésie S’immerge sans se perdre, comble de l’hérésie. Sans bruit, mais diantrement précis dans l’objectif, Il gagne les hauteurs,...
Le ciel me dit tous ses espoirs Quand il vous fait briller le soir. A moi vous toutes les filantes, Je laisse aux autres les plus lentes. Le ciel me dit tous ses chagrins Quand il envoie quelques bons grains. A moi les douces nécessaires Vous garderez...
Le prince charmant, c'est un peu un concept, Tricoté, à l'envers, au fil de conte de fée, Tu sais de ces histoires qui deviennent préceptes Une image d'Epinal, un rêve tarifé. La méthode est ancienne et toujours fait recette. Il s'agit de faire croire...
Je marcherai longtemps à flanc de colline La face nue au vent et l’âme cristalline. Ma peau sera surprise par la fraiche candeur D’un matin qui s’immisce avec toute sa grandeur. Je marcherai longtemps quand l’aube incertaine Drape l’horizon de ses couleurs...
Le vent dans l’olivier bruisse doucement. Il bruisse comme les eaux s’échappent du torrent Qui peine à contenir en ses bras cette vie Débordante de fièvre, autant que nos folies. Le bruit est caressant, si doux à mon oreille. Si plein de ces promesses...
Parer à l’urgence, à l’urgence de te voir, L’urgence d’écrire, de boire ce silence Que seule je déchire par des larmes d’errance, Mais de quelle importance, s’il ne reste l’espoir. Parer à la nécessité, seule, indéniable, Se composer une autre face, plus...
On veut le retenir, contre tout entendement, Il fuira, mais sans ire, il n’a point d’attachement. Même un très fort désir glorifié par les heures Qui veulent s’appesantir, ne sera que gageure. C’est là sa volonté, il faudra s’y plier, Se sentir comblé...
Sont-ce les mots que tu chantes dès le fier matin ? Sont-ce les jours dans mon antre qui tissent mon destin ? Mais l’humaine déshérence m’est désormais connue Quand je vis les silences qui me laissent comme nue. Sont-ce aussi tes absences qui attisent...
En guise d'ouverture de ce blog dédié à l'écriture, principalement poétique, qui peut s'avérer satirique, je vous confie ce poème écrit cet été lors d'un séjour à la Rochelle avant les Universités..laquelle ville par trois fois m'a charmée... La Rochelle...
L’aube était grise et frémissante Toi tu dansais dans le matin. Un brin puérile et insouciante Comme pour braver ce malandrin. Telle une bouffée d’air odorante Tu draines et laisses sur ton chemin Outre l’image par trop troublante, Un souvenir presque...
Le temps, cet assassin, qui me fait t’oublier T’envoyer à demain, report sine die, Ratisse ma mémoire, anéantit les peines Rires et déboires au crible de son peigne. Les pauvres souvenirs, autrefois entêtants S’émoussent sous la coupe du passage du temps....