Elle se présente comme une fenêtre, La poésie nous est offerte...
Un ciel qui tranchera au dessus de nos toits. La douceur est certaine tout autant que ton rire Elle approche, sereine, et presque sans rien dire S’étale comme une nappe dressée seulement pour toi. Un bleu pur terrasse les idées les plus noires. Comme...
Lire la suiteMes papillons de nuit D’immenses paysages peuplent encore mes rêves, Ils sont une cascade, prémices d’une trêve. Un chemin de verdure ouvert sur les bois Les rires d’un vertige pareils à ce hautbois. Tant de paysages emplissent toute ma tête Qu’ils sont...
Lire la suitePassante inaperçue J’aime ne pas faire de bruit, passante inaperçue Mirage d’un déplacement, devenu incongru. J’aime ne pas dire de mots et ménager l’issue D’un mystère insondable qui passe pour malotru. J’aime faire l’innocente et susciter des vocations,...
Lire la suiteLe lierre rouge sang s’agrippe au mur gelé S’épuisant dans l’effort comme pour s’y loger, S’inscrit dans le mortier et tout en poésie S’immerge sans se perdre, comble de l’hérésie. Sans bruit, mais diantrement précis dans l’objectif, Il gagne les hauteurs,...
Lire la suiteJ’ai voulu ce matin arracher l’air du temps, M’enivrer de demain bien avant tout le monde. Anticiper peut-être l’algorithme du printemps Une forme de folie, gouverner la mappemonde. Englober d’un regard ce que fuit notre vue, Distinguer, retenir perceptions...
Lire la suiteLe vent dans l’olivier bruisse doucement. Il bruisse comme les eaux s’échappent du torrent Qui peine à contenir en ses bras cette vie Débordante de fièvre, autant que nos folies. Le bruit est caressant, si doux à mon oreille. Si plein de ces promesses...
Lire la suite
Les cerisiers par trois fois sont revenus en fleurs Depuis que ton corps froid a rejoint la demeure. Souvent je suis venue pleurer pendant les heures Où il nous est permis d’exprimer les rancœurs. Le marbre froid et lisse où se déposent les traces De...
Lire la suite
Le bruit du vent qui traine les feuilles, Elles meurent au sol et sur le seuil, Baignées par l’ombre de l’automne. Le pas se fond, trop monotone. Le bruit du temps qui traine les heures, Quand tout s’arrête et que les heurts S’installent au cœur et font...
Lire la suiteLe ciel est lavé de toutes nos infamies, Il est clair et vertueux, synonyme de cieux. Si ce n’est l’œuvre de Dieu, c’est celle de la pluie Qui rend l’immensité semblable à tes deux yeux. La terre a reçu les larmes bénéfiques Qui reverdissent les champs...
Lire la suite
Mon Paris qui se vide, Tu n’es plus dans mon champ Et les heures se dévident Comme un triste long chant. Un homme dort dehors, L’été comme l’hiver. Il nous jette son sort, C’est un fruit dans le vers. Et l’on passe impuissant Comme une ombre ignorante....
Lire la suite