Elle se présente comme une fenêtre, La poésie nous est offerte...
J'explique un peu le contexte : il s'agit d'un objet un peu "mystique" des peuples amérindiens destinés à retenir les mauvais rêves de nos nuits pour ne laisser passer que les bons. Ma fille en fabrique et nous les offre ; je trouve cet objet d'une beauté...
Sous mes doigts, ta chevelure Qui s’offre à moi comme un bain d’or. Sous mes doigts, ton emmiellure Couvre l’émoi du matador. Comme une cape de douceur C’est là ton habit de lumière. Tu la balances avec ardeur Fière, c omme jeune première. Et quand d’un...
Dans mon grenier à souvenirs J’ai beau penser à nos soupirs, C’est comme si tu quittais l’espace Le temps te fuit, reste la trace De nos amours intemporels. Je les avais crus éternels. Mais la poussière s’est déposée. J’attends un peu pour la chasser,...
Tant de gens déambulent dans tes allées béantes Au milieu de statues dont les piques acérés, Dissuadent les pigeons de leurs fins dégradantes. Les angelots joufflus crachent l’eau vivifiante, Des palmiers incongrus, flattent l’œil au passage, Annonçant,...
Je dis que les poètes sont des enfants, Car seul un coeur d'enfant Peut voir la poésie Dans ces endroits putrides Comme ceux d'une ville. Ils regorgent de toute la misère humaine, Et le poète continue à y plonger, sans peine, Sa plume qui se gorge de...
Tout ce qui m’a fait tienne, s’éloigne dans le lointain. Nos mots et tes poèmes résonnent un peu moins bien. Avec toi, tout est né, la vie en poésie, Le sens, non plus caché, éclairait cette vie. C’est à toi que je pense, cet écrit m’est témoin, Je ne...
En attendant, je passe le temps ou plutôt, le temps passe... sans toi Comment seront tes bras, comment seront tes lèvres, Si je ne le sais pas, il n’empêche que j’en crève. Peu m’importe tes yeux, peu m’importe ton corps Ce qui m’importe à moi, c’est...
Je veux les coucher là ces images obsédantes Qui hantent, sans prévenance, des instants anodins Ou ces nuits délirantes, mêlées aux tambourins Du rythme de nos hanches, sonnantes et diligentes. Je vois souvent le soir pointer votre obélisque, Il est rouge...
"La vraie faute est celle qu'on ne corrige pas" Confucius mais quel courage il faut parfois !! C’est un serment qu’on dit de prix, et cher payé, Que je méprise. Car à l’inverse des sentiments Qui sont gratuits, la valeur de cet engagement, Là dans mon...
Un ciel limpide couve notre amour. Il est si pur, ces jours d'automne, Qu'il me paraît, mieux que personne, Comprendre le trouble qui s'est fait jour. La netteté des sentiments A son pareil dans le ciel. Elle transparait, sereinement, Dès lors que vous...
Quand toi tu dormiras au chaud dessous la couette, L’autre sera groggy par le froid et le vent. Quand toi tu rêveras aux lendemains de fêtes, L’autre sera pétri par le bruit et le temps. Un temps trop incertain pour que même le rêve Vienne caresser son...
Un détail, Un instant, Une lumière, Un passant, Un chat qui fait sa toilette, La fumée d’une cigarette, Tellement de choses et Tellement rien, Tout ce qui fait écrire demain. La poésie, Elle est fugace, Seul la voit le perspicace, Celui qui donne du génie...
Quand l’aube caresse sans fin Les toits gelés du matin. Quand l’aube lave en silence La froide terre de ses souffrances. La vie qui nait chasse la nuit, Repousse au loin tout cet ennui Accumulé au long des rêves, C’est l’heure où s’impose la trêve. Celle...
Comme si d’être nées, n’était pas suffisant, Elles doivent être sur-nées, pour prendre place dans le rang. Alors elle coure sans cesse, devient une déesse Vouant culte à Shiva, mais reste toujours maîtresse. Quand elles sèment l’amour, elle récolte les...
Observant une maman qui filmait son enfant, tablette à l'appui, j'ai cherché l'objectif . Que penseraient maintenant les maîtres du cliché, Celui qui n’avait d’autre idée que de figer. C’était l’évènement, une journée spéciale, A marquer dans le temps...
Un pauvre soleil pâle transperce de ses rayons La froide couverture emplie de ces moutons D’un gris incandescent qui porte la froidure De l’hiver menaçant dans toutes ses voilures. Cette blancheur diaphane attise les bleus de l’âme, Ramène à la mémoire...
C'était au bord de la piscine, un pauvre être...écrasé... mais le soleil n'y était pour rien !! Et ton cadavre s’est envolé Dont il ne reste que le mirage. Bien sûr pour tous l’heure va sonner Il faut croire que tu avais l’âge. Tes frêles pattes ne fouleront...
Quitter l’enveloppe humaine, habiter une fleur Sentir dans mes pétales un souffle de vent tiède Qui couche l’arbrisseau en traversant Honfleur Et caresse au passage la peau fine de l’aède. Quitter l’enveloppe humaine, m’implanter dans un chêne, Creuser...
J'ai sondé mon coeur, Il en est remonté Une immense ardeur, Un intense brasier. Dans le silence et l'effroi, Les profondeurs de mon âme Ont révélé la flamme Dont vous êtes le roi. Tout ce temps loin de vous, N'a de fait effacé, Ni même atténué, Nos plaisirs...
Offrons-nous ce bonheur, Sans le dire à personne. Offrons-nous quelques heures Sans nulle chaperonne. Donnons, l’un comme l’autre, L’espoir intime et déroutant. Donnons-nous l’un à l’autre L’ultime douceur des amants. Entrons ensemble dans l’univers Peuplé...
De nous, il n’y a plus - nos deux âmes écuissées. Trois années à nous aimer, en pointillé, Ché ! Trois années à nous chercher, même à s’épancher. Autant de mots dits que de larmes versées. Arrivé en automne et parti en hiver Sous tes pas je détonne, je...
C’est par un matin gris que je t’aie vu partir, Couverte par le sommeil dont tu viens de guérir, Les épaules suffocantes sous les poids des années Déterminée et triste comme l’aube qui est née. C’est par un matin bleu que tu baignes mes yeux Illumine...
Toujours l’aube lui succède et le vent la ramène Comme un astre lointain retrouvant son chemin. La nuit folle nous inonde de son air poupin, Effaçant au matin, toutes les scènes obscènes. Son courant est un flot qui s’écoule sans à coup, Seul l’homme...
Un hiver meurt sans bruit, comme un amour s’éteint. Pâle, l’aube est endormie et le ciel incertain. Fera-t-il le choix des heures et journées longues Où tout se savoure au creux de l’ombre oblongue. Il fait le choix d’un temps chagrin, moitié soleil Moitié...
Le soleil vient lécher, dessus les toits, les cheminées, Et colore de jaune le plâtre de Paris. C'est une lumière exquise, qui ne nous est donnée Qu'aux temps des jours brumeux et puis des matins gris. Comme un miroir, les fenêtres s'allument du reflet....