Elle se présente comme une fenêtre, La poésie nous est offerte...
Dans ce siècle béni où tout doit être prévu, Ca ne fait pas un pli qu'il s'agit d'une bévue. Pourtant à l'ordinaire, les médias savent faire Trembler toutes les foules, quitte à paraitre mièvres. Pour une fois un élan d'optimiste et vaillance Fini dans...
Ce sont de ces moutons qui sont blancs et dorés Qui passent dans le ciel aux couleurs mordorées, Laissant dans leur sillage un horizon plombé Pour des cœurs en âge, capables d’apprécier. Ils transforment notre vue, chamboulent les cœurs Ravivent les nues,...
A la manière de Sieur Boileau, une satire...c'était promis ! Pour lui, il s'agissait de dénoncer les travers de son temps et de ses contemporains. Ici il ne s'agit que "d'un état" que nous connaissons tous...et qui un jour m'est apparu si cruellement...
Etres de rien, monde de fous, Pour seul destin, un piètre trou. La mort nous guette mais la folie Côtoie nos cœurs jusqu’à la lie. La solitude de chacun Qui s’accumule comme l’embrum Forme l’océan de la souffrance, L’écume des nuits de notre errance....
Je vous cherche souvent dans les rues et les brumes Des matins dispendieux d’un Paris qui s’enrhume. Au milieu de ces gens qui pour moi ne sont rien, Je vous vois, mon amant, inaudible refrain. Souvenirs sur ma peau d’un amour trop fougueux, Ceux qui...
De plus en plus souvent, je vois mon corps sans vie Au pied de mon immeuble, et les gens réunis. Est-ce vous faire injure que de vous dire cela, Ici le temps me dure, se traine jusqu’au trépas. Ce qui me porte ombrage, ce sont ces questionnements Sur...
C'est l'âme solitaire que j'aime traverser la vie, Tous autant que vous êtes, faites bien d'être avertis. Qui pourrait, sans s'en faire, partager sans dépit, L'immonde vie sans rève à laquelle je me plie. Et c'est bien à dessein que j'évite de croire,...
Tout est calme ce matin, aucun bruit ne m’atteint. Cette bulle hermétique, essentielle me devient. Elle absorbe et camoufle les bleus et les bosses : Vous ne les verrez plus, je les traîne à la fosse. Plus rien n’a de saveur, ce sont justes des heures...
Là, dans tes plis profonds, je cherche mon trésor, Il est si bien enfoui au tréfonds de ton corps. Abreuve ma folie de ta source joyeuse Ruisselante de vie, béance généreuse. Tes eaux claires et limpides aux antiques parfums Surabondent de fraicheur et...
J’aime nos mots quand ils se touchent Quand ils s’inventent et qu’ils font mouche. J’aime le son de nos aveux Quand ils disent ce que tu veux. Et si la voie épistolaire, N’a plus la forme d’Apollinaire, Tranchée à l’aube d’un instant, Elle rend les cœurs...
Amour plein de santé, vous m’avez faite reine D’un royaume investi où sous votre gouverne J’aurai donné ma vie, sans même aucun remord, Pour un souffle, un répit, dans les bras de mon lord. Amour plein de santé, vous m’avez faite reine. Amour plein de...
Si vous saviez comme je l'implore La grande dame, la faucheuse. Si vous aviez comme je déplore Etre de la mort, quêteuse. Mais j'ai conscience de l'indécence A quémander la fin de vie. Ce qui ici est inconstance, En Haïti n'a pas de prix. Une lassitude...
Ô temple de mes rêves, à l’avenir sans fin, Que j’aime vous parcourir, sous forme d’alexandrins. Vous êtes ma sortie, mon monde imaginaire, La route de mon soi, ma précieuse grammaire. Me passer de transcrire vos rythmes et vos sons N’est plus une voie...
Mourir à petit feu, c’est comme mourir à deux dans un rythme endormi, plus qu’à fermer les yeux. Mais mourir plein de vie, de songes et puis de rêves qu’on a jamais fini et qu’on laisse en chemin ; ça c’est un vrai destin. Mourir en plein amour, c’est...
Au bel automne de votre vie, J'étais pour vous, vous l'avez dit, Un faux printemps, je vous l'avoue Car le temps passe, même sans vous. Aucune saison ne nous sépare, Puisque nous sommes dans ce partage, Dans cet échange entre deux êtres, Qui signifie...
J’ai de ces vieux relents d’un gâchis presque impur A la vue de ces gens qui forment une famille. Nous étions de celles-ci, le temps pour toute injure A laissé des lambeaux de nous comme guenilles. Le temps qui est passé a guéri les blessures. Reste enfoui...
C'est un matin de décembre. A mon réveil, la chair tendre. Le souvenir hante ma peau, Mais la mémoire est en lambeau. Pour l'entretenir, je fais l'effort De ressentir, au creux du corps, La suavité enchanteresse, Dont est nimbée cette mollesse. Dans ce...
Lutte intestine et viscérale, Le temps, lui, sert de pierre tombale. Peut-être bien que j’oublierai Un jour ou l’autre, je sourirai. Mais c’est encore tellement souvent Que je vous aime comme mon amant. Les gens que vous et moi croisions Viennent parfois...
Un doux vent capiteux traversant la prairie Sonne la fin de l'été, éloigne les amis. La maison, désormais, ne sera que l'abri, Qui garde les secrets, étouffe tous les cris. Et le parfum du jour ressemble à l'automne. Troublé, mais sans détour, la couleur...
La vie me dégoûte, La vie me déroute. Par quelque bout que je la prenne Elle me demeure un mystère. Je l’exècre, Je l’adore. Toutes les théories ne sont que paroles, La vivre est certes la seule chose qui soit bonne. Que peut-on espérer de meilleur ?...
Gonflée de ta chaleur comme un fruit mur que l’on presse, Je vois passer les heures sachant que rien ne presse, Pour la dernière demeure, toute action s’éternise, Quatre pieds sous terre, le froid ressemble à la banquise. Car nous ne sentirons plus tes...
Poème du jour suscité ce matin... Impressionnant de "voir" une non voyante déchiffrant son roman.... Ses mains caressent le papier, Elles décryptent les hiéroglyphes, Elles courent légères et assoiffées, Dans une lecture presque apocryphe. Les doigts...
Ô amour effervescent, diluant l'onde, Dans l'ombre de nos corps, aventureux, quêteurs, D'un plaisir impermanent qui gâte les cœurs Et nourrit la mémoire des nuits non fécondes. Ô amours éphémères, toute illusion Est dérisoire, ainsi que croire à la promesse...
Le chant du vent qui s'amplifie. Combien de fois il a failli Faire lever les fameux plis, De la jupe folle de la vie. Toute sa force est maîtrisée, Pour captiver et s'inviter Au coeur des arbres, en amitié, Et puis les feuilles caresser. Lorsqu'il ne...
Là, dans la profondeur d’un feuillage d’été, J’ai vu tous les matins dont nous avions rêvés. J’ai vu tous les soleils et les heures arrêtées Qui s’aiment et se détestent pour une ombre ratée. Je les ai entendus les soupirs du désert Qui se meure des bienfaits...